

Quand chaque minute compte,
là où la route s’arrête, nous prenons le relais.
Quand la route met des heures, AéroCœur veut mettre les soins d'urgence à quelques minutes de vol.
AéroCœur est un projet humanitaire qui utilise l’hélicoptère ultraléger pour
désenclaver les populations isolées et faciliter leur accès aux soins d’urgence.
Né d’une réalité découverte sur le terrain en Côte d’Ivoire, le projet vise à réduire de
plusieurs heures à quelques minutes le temps nécessaire pour évacuer un patient.
La Côte d’Ivoire accueillera le premier projet pilote, avec l’ambition de
déployer ensuite ce modèle dans d’autres régions d’Afrique.

Notre projet
Une idée née sur le terrain
Je m’appelle Aurélien Petit et suis réalisateur-producteur de documentaires pour la télévision depuis 2009 et pilote ULM.
Depuis plus de quinze ans, mon métier m’amène à parcourir le monde (75 pays) et notamment l’Afrique (12 pays), où j’ai tourné de nombreux documentaires au plus près des populations et de leurs réalités quotidiennes.
En 2026, lors d’un tournage au mois de juin en Côte d’Ivoire consacré aux Sœurs Dorothée, j’ai accompagné des religieuses et médecins engagées auprès de populations rurales. J’y ai découvert une réalité particulièrement difficile : dans certaines zones, l’accès aux soins peut devenir un véritable parcours du combattant.
Des villages éloignés des structures médicales, des pistes difficiles d’accès, parfois fortement dégradées pendant la saison des pluies, et des patients pour lesquels plusieurs heures peuvent être nécessaires avant d’atteindre un lieu de soins. Face à une urgence médicale, ces heures peuvent faire toute la différence.
Du cinéma à l’aviation
Parallèlement à mon métier de réalisateur, je suis pilote ULM qualifié avec emport passager. J’ai été formé à l’aérodrome de Meaux auprès de Véliplane – ULM Paris, où j’ai appris à piloter plusieurs types de machines.
En Côte d’Ivoire, mes deux univers se sont soudainement rencontrés. En découvrant les difficultés rencontrées pour évacuer certains patients, une question s’est imposée à moi : Et si l’aviation légère permettait de réduire ces distances et d’amener les secours là où la route ne suffit plus ? C’est ainsi qu’est né AéroCœur.
Des ailes pour sauver des vies
AéroCœur a pour ambition de développer une solution de secours aérien légère, agile et économiquement accessible, adaptée aux réalités du terrain africain.
Notre première ambition est d’étudier le déploiement en Côte d’Ivoire d’un hélicoptère léger de type AK1-3, associé à un dispositif spécialement étudié pour permettre l’évacuation sécurisée d’un patient allongé.
Il ne s’agit pas de remplacer les ambulances, les médecins ou les hélicoptères sanitaires conventionnels. Il s’agit de créer le chaînon manquant entre un village isolé et les secours. Atteindre. Évacuer. Rapprocher des soins.
Et, demain, faire en sorte que l’endroit où une personne vit ne détermine plus ses chances d’être secourue à temps.
Notre équipe
Notre domaine d'action
En Côte d’Ivoire, l’accès aux soins ne dépend pas seulement de la présence d’un hôpital ou d’un centre de santé : encore faut-il pouvoir l’atteindre à temps. Dans certaines régions rurales étudiées par la Banque mondiale, plus de 50 % de la population doit parcourir plus de 5, voire 10 kilomètres, souvent à pied, simplement pour rejoindre une route praticable. La situation est suffisamment importante pour qu’un programme national de 300 millions de dollars ait été engagé afin de connecter près de quatre millions de personnes au réseau routier rural et de rendre les centres de santé accessibles par des routes praticables toute l’année.
Sur le terrain, les distances peuvent être trompeuses. Une piste en terre praticable par temps sec peut devenir boueuse, inondée, ravinée ou tout simplement infranchissable pendant la saison des pluies. Certains points de passage peuvent alors couper temporairement l'accès d'un village. La Banque mondiale identifie d'ailleurs explicitement l'élimination de ces « points de coupure » impraticables comme l'un des enjeux de l'amélioration du réseau rural ivoirien.
Cette difficulté d'accès devient particulièrement critique lorsqu'une urgence médicale survient. Une hémorragie, une complication pendant un accouchement, un accident grave ou la dégradation rapide de l'état d'un enfant ne peuvent pas toujours attendre plusieurs heures de transport. L'OMS estime qu'en 2023, environ 260 000 femmes sont mortes dans le monde pendant ou après une grossesse ou un accouchement, et plus de 90 % de ces décès sont survenus dans des pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur. Une grande partie de ces décès pourrait être évitée grâce à une prise en charge appropriée et suffisamment rapide.
C'est précisément sur ce temps perdu entre le patient et les soins qu'AéroCœur veut agir. Un hélicoptère léger n'a pas besoin de suivre une piste dégradée, de franchir chaque pont ni de contourner une zone inondée. Là où un déplacement terrestre peut devenir extrêmement long ou impossible, quelques dizaines de kilomètres peuvent être parcourues en quelques minutes par voie aérienne.
AéroCœur ne prétend pas résoudre à lui seul le problème de l'accès aux soins. Il veut résoudre une partie très précise de l'équation : la distance et le temps qui séparent une personne isolée d'une prise en charge médicale.

Village isolé de Monekoi - aucun réseau

Piste uniquement accessible en moto en saison des pluies

L'hopital général d'Alépé

L'hélico ULM en action

Notre besoin
Faire décoller le premier AéroCœur
AéroCœur entre aujourd’hui dans sa phase de faisabilité et de développement. Notre objectif est de réunir dans un premier temps 25 000 € afin de financer les études techniques et aéronautiques, le développement du dispositif d’évacuation, les démarches réglementaires, une mission de préparation en Côte d’Ivoire et la constitution de notre réseau de partenaires médicaux et institutionnels. Cette première étape doit permettre de valider définitivement le concept avant l’acquisition de l’appareil.
À l’issue de cette phase, notre objectif est de réunir un budget global d’environ 350 000 € pour créer la première base pilote AéroCœur en Côte d’Ivoire :
- environ 120 000 - 180 000 € pour l’acquisition d’un hélicoptère léger de type AK1-3
- 15 000 à 30 000 € pour son expertise, sa remise à niveau et son acheminement en Côte d’Ivoire
- 25 000 à 40 000 € pour l’ingénierie, le prototype et les essais du dispositif d’évacuation
- environ 40 000 à 80 000 € pour l’acquisition et l'aménagement d'un terrain ainsi que la construction d'un hangar sécurisé, puis le solde pour les équipements, pièces détachées, assurances, démarches, formation, carburant et trésorerie nécessaire au démarrage des premières missions.
Notre calendrier cible serait de consacrer fin 2026 et le premier semestre 2027 à la faisabilité, aux validations techniques, réglementaires et aux partenariats en Côte d’Ivoire ; puis, sous réserve de ces validations et du financement obtenu, d'engager l'acquisition et la préparation de l'hélicoptère courant 2027. L'ambition est de pouvoir installer la première base, mener les essais opérationnels et préparer les premières missions pilotes d'AéroCœur entre fin 2027 et 2028.
Notre objectif : transformer 350 000 € en une première capacité aérienne permanente au service de populations aujourd’hui éloignées des soins.

Pourquoi un hélicoptère léger ?
Pour AéroCœur, l’enjeu n’est pas de disposer d’un hélicoptère lourd et coûteux, mais d’une machine rapide, agile et adaptée aux missions de courte distance. L’AK1-3 est un hélicoptère léger biplace capable d’atteindre 180 km/h, avec une vitesse de croisière annoncée de 160 km/h, une autonomie maximale de 350 km et jusqu’à 2 h 36 de vol. Sa charge utile maximale annoncée de 252 kg constitue également un élément central de notre étude pour déterminer les configurations possibles de transport médical.
Son autre intérêt pour une implantation africaine réside dans sa logistique. Le constructeur annonce une consommation de 24 à 35 litres par heure et l'utilisation d'essence automobile d'un indice minimum RON 95, évitant ainsi de dépendre exclusivement d'un approvisionnement en carburant aviation. Le constructeur indique par ailleurs que l'appareil a été adapté et testé pour les environnements chauds et poussiéreux et annonce qu'une vingtaine d'AK1-3 sont déjà présents en Afrique.

De l'alerte aux soins en 4 étapes
1 — L’ALERTE
Un centre de santé, une équipe médicale ou un partenaire local signale une urgence dans une zone difficile d’accès. La situation est évaluée afin de déterminer si une intervention aérienne est pertinente.
2 — LE DÉCOLLAGE
L’hélicoptère AéroCœur décolle avec le personnel et le matériel nécessaires. Sa légèreté lui permet de rejoindre rapidement des zones éloignées sans dépendre de l’état des routes.
3 — LA PRISE EN CHARGE
Selon la mission, l’appareil peut acheminer un médecin, une infirmière, des médicaments ou du matériel médical. À terme, après développement et validation d'une configuration adaptée, AéroCœur souhaite également permettre l’évacuation de certains patients.
4 — LE RELAIS VERS LES SOINS
Lorsque l'évacuation est nécessaire, le patient est acheminé vers le centre médical adapté le plus proche, où une équipe peut poursuivre sa prise en charge.

Le business model
Un modèle pensé pour durer
Vol récréatif sur la lagune

AéroCœur ne veut pas construire un service de secours qui dépende indéfiniment des dons pour chaque litre de carburant ou chaque heure de vol. Notre ambition est de développer un modèle hybride, dans lequel l’hélicoptère peut également générer des revenus lorsqu’il n’est pas mobilisé pour une mission humanitaire. Implantée dans la région de Grand-Bassam, à proximité d’Abidjan, du littoral et de l’axe touristique menant vers Assinie, la première base pourrait proposer des vols découverte et panoramiques permettant de découvrir depuis les airs le littoral ivoirien, les lagunes, Grand-Bassam et ses environs. À terme, et uniquement sous réserve des autorisations aéronautiques nécessaires, d’autres prestations privées pourraient compléter cette activité.
L’objectif est simple : faire voler l’hélicoptère pour contribuer à financer les heures où il sauvera des vies. Les recettes générées par ces activités participeraient directement aux dépenses récurrentes d’AéroCœur : carburant, maintenance, assurance, hangar, pièces détachées, entretien et disponibilité opérationnelle de l’appareil.
La première source de revenus envisagée repose sur les vols panoramiques au départ de Grand-Bassam et d'Assinie. À titre d'hypothèse de travail, un vol privatif de 30 minutes pourrait être commercialisé autour de 125 000 FCFA (environ 190 €). Avec seulement quatre vols le samedi et quatre le dimanche pendant 40 week-ends, cette activité représenterait déjà environ 61 000 € de chiffre d'affaires annuel brut. Ce scénario reste volontairement prudent et n'intègre ni les périodes de forte fréquentation touristique, ni les prestations premium, ni les vols réalisés en semaine.
Mais le potentiel économique d'AéroCœur ne s'arrête pas aux vols découverte. La proximité de Grand-Bassam, Assinie et Abidjan ouvre la possibilité de développer, en partenariat avec des hôtels, resorts, agences de voyage et conciergeries, une offre de transferts privés par hélicoptère. Un visiteur arrivant à Abidjan pourrait ainsi rejoindre directement son hôtel ou son resort sur le littoral sans effectuer l'intégralité du trajet par la route. Le même appareil pourrait assurer le transfert retour vers Abidjan ou l'aéroport, ainsi que des déplacements privés ou des affrètements ponctuels.
Cette clientèle n'est pas la même que celle des vols panoramiques : elle permettrait de développer une offre à plus forte valeur ajoutée. À titre de simulation économique, 100 transferts privés réalisés dans l'année à un panier moyen de 300 € représenteraient 30 000 € de chiffre d'affaires supplémentaire. Associés aux quelque 61 000 € du scénario touristique prudent, AéroCœur atteindrait déjà environ 91 000 € de chiffre d'affaires commercial brut annuel.
Et ce potentiel peut être supérieur. Avec, par exemple, 150 transferts à 350 € en moyenne, les transferts représenteraient 52 500 € par an. Ajoutés à 61 000 € de vols panoramiques, le chiffre d'affaires atteindrait environ 113 500 € par an, avant même d'intégrer d'éventuels affrètements privés, prestations audiovisuelles, missions techniques ou partenariats commerciaux.
L'objectif n'est donc pas de transformer AéroCœur en compagnie touristique, mais de mettre en place un mécanisme de financement croisé : faire travailler l'appareil commercialement lorsqu'il est disponible afin de financer sa maintenance, son assurance, son carburant et sa disponibilité pour les missions solidaires.

Une clientèle touristique
à fort pouvoir d’achat
Assinie s’inscrit dans un tourisme balnéaire relativement haut de gamme, fréquenté notamment par une clientèle aisée d’Abidjan, des expatriés et des visiteurs internationaux. Dans les établissements les plus réputés, une chambre ou une suite peut représenter 130 à 700 € par nuit, auxquels s’ajoutent restauration, boissons, activités nautiques et déplacements. Pour un couple, un séjour confortable peut ainsi représenter plusieurs centaines d’euros de dépenses par jour.
Dans ce contexte, une offre de transfert privé par hélicoptère entre Abidjan et Assinie, commercialisée directement avec les hôtels, resorts et conciergeries, pourrait constituer une prestation premium cohérente : gain de temps, expérience exclusive et arrivée au plus près du lieu de séjour. Avec un tarif indicatif de 300 à 400 € par transfert pour l’appareil, AéroCœur pourrait toucher une clientèle déjà habituée à payer pour des services haut de gamme, tout en donnant à cette dépense une dimension supplémentaire : les revenus générés par ces vols contribueraient directement au financement de la disponibilité de l’hélicoptère et des missions solidaires.
Ainsi, tourisme et solidarité ne s’opposent pas : le premier contribue à rendre durablement possible la seconde.




Où en sommes-nous ?
AéroCœur est aujourd’hui en phase de développement. Le projet est né en Côte d’Ivoire, après avoir constaté directement les difficultés rencontrées par les Sœurs Dorothée d’Alépé pour rejoindre certaines populations et les conséquences de l’enclavement sur l’accès aux soins. Mon expérience de pilote ULM m’a conduit à imaginer une réponse aérienne légère, plus accessible économiquement qu’un dispositif héliporté conventionnel.
Depuis, une première solution technique a été identifiée autour de l’hélicoptère léger AK1-3. Ses performances, sa charge utile, ses coûts d’exploitation et son utilisation existante dans plusieurs pays africains en font une plateforme particulièrement intéressante à étudier pour AéroCœur. Le projet entre maintenant dans une étape déterminante : transformer cette idée en dispositif techniquement, médicalement, économiquement et réglementairement viable.
Je ferais ensuite une frise en 6 étapes, avec les 2 premières en rouge/bleu foncé comme « réalisées », la troisième comme « Nous sommes ici », et les suivantes plus claires :
01 — LE CONSTAT — RÉALISÉ
Immersion en Côte d’Ivoire (janvier et juin 2026 pour deux documentaires KTO), rencontre avec les Sœurs Dorothée et identification des difficultés d’accès aux soins dans les zones enclavées (région de la Mé).
02 — LE CONCEPT — RÉALISÉ
Recherche d’une solution aérienne légère et identification de l’AK1-3 comme plateforme potentielle.
03 — FAISABILITÉ — EN COURS
Recherche des premiers financements, échanges avec les acteurs locaux et préparation des études aéronautiques, médicales et réglementaires.
04 — PROTOTYPE & VALIDATION
Travail avec des ingénieurs et professionnels de santé pour étudier puis, si cela est réalisable, développer et tester une configuration adaptée aux missions envisagées.
05 — PREMIÈRE BASE PILOTE
Acquisition et acheminement de l'appareil, implantation en Côte d’Ivoire, hangar, équipements, formation et mise en place du réseau de partenaires médicaux.
06 — PREMIÈRES MISSIONS
Après obtention des validations et autorisations nécessaires : lancement progressif des premières missions AéroCœur et évaluation du dispositif avant son éventuel déploiement dans d'autres régions.
2026 : concevoir et valider. 2027 : construire et tester. 2028 : faire décoller les premières missions.






